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L'Irrawady est un peu à la Birmanie ce que le Nil est à l'Egypte (la comparaison avec le fleuve-roi, est principalement à chercher dans son apport à la civilisation birmane), il est la grande voie de communication entre le Nord et le Sud de la Birmanie, mais aussi avec l'Inde et la Chine. Bagan était un port fluvial naturel. L'Irrrawady a un débit régulier avec de basses eaux pendant la saison sèche (Janvier et Février). C'est un fleuve chargé d'alluvions, qui dépose chaque année sur ses berges (et sur les nombreuses îles qui s'y forment à la saison sèche) de quoi rendre des terres fertiles qui font le bonheur des agriculteurs locaux. |
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Pendant les crues de
Juillet et Aout qui correspondent à la fonte des
neiges du Tibet, le fleuve devient impétueux,
alimenté au Nord de l'actuel Myitkina par plusieurs
rivières montagneuses, mais aussi par les moussons du
golfe du Bengale. |
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Pendant la période médiévale de Bagan on circulait en bateau à voiles, à la rame, et en radeaux. Le port de Bagan voyait passer de nombreux marins et de nationalités différentes. Bagan controlait ainsi le commerce fluvial entre le Chine et l'Inde au Nord, le Sri Lanka et les villes de l'Inde du sud. La vie politique, économique, sociale et culturelle de la cité était essentiellement tournée vers l'Irrawady au bord duquel vivait la majeure partie des habitants. Les plus fortes concentrations se trouvaient autour des zones portuaires de Nyaung'U, Wetgyi-In, Myinkaba et Thiripyitsaya où l'on pouvait tirer les bateaux sur le sable, décharger les marchandises, réparer les bateaux. |
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De nombreux fours à poteries émaillées existaient dans la même zone. Au 13e siècle plusieurs incendies détruisirent ces zones habitées où toutes les maisons étaient en bois et en bambou. Les bateaux ne pouvaient pas accoster partout. L'escarpement abrupt de la terrasse sur 80% du parcours, interdisait aux bateaux de stationner pour être déchargés. Des aménagements portuaires furent donc crées. Les embouchures de la rivière Chaung permettaient de remonter le lit de la rivière pendant la crue du fleuve et de tirer les bateaux sur la berge pendant la saison sèche. |
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Près des embouchures, des bassins artificiels furent creusés derrière la berge du fleuve, sorte de petits ports protégés pouvant accueillir des dizaines de bateaux. On peut même penser que ces zones portuaires étaient spécialisées. Le port le plus important se trouvait au Sud de la pagode Lokananda. Il accueillait les bateaux venant de l'Inde du Sud. La conception du port lui même fait penser à celles des ports de l'Inde du Sud. La cité royale avait deux ports. L'un celui de la porte Tharaba avait des quais adaptés à des pirogues étroites (la flotte royale). |
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Le second port
aménagé dans les douves du fleuve recevait les
bateaux de gros tonnage, mais aussi les bateaux de transport
de troupes. Les ports de Bagan peuvent avoir
été crées à des périodes
différentes et par des ethnies
différentes. |
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- la Compagnie aérienne : YANGON AIRWAYS - l'Agence française : THANYS VOYAGES |