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"Ce
très grand et très imposant temple
dont la grace n'a pratiquemment pas d'égal
à Bagan fut commencé sous le
règne de Narapasitthu (1173/1210)
après la construction du temple de Sulamani,
et fini sous le règne de Nataungmya son fils
(1210/1234).
D'après
la légende l'un des moines les plus
importants, le vénérable Panthagu
quitta Bagan tant la construction du temple de
Sulamani posait de problèmes. Une fois
Sulamani terminé, le roi le fit revenir et
lui contrusit ce temple dont le nom signifie :
"l'endroit où l'on rend hommage".
L'emplacement (près du fleuve) fut
soigneusement choisit; il s'agissait de l'endroit
où Alungsitthu (le grand père du roi)
venait honorer ses ancêtres rois (les 44 rois
prédecesseurs) et leur demander de retrouver
la vue.
Il
fallut deux règnes pour achever cet
élégant temple. De forme et de
structure semblable au Thatbinyu, il n'en a pas le
caractère massif, mais au contraire
Gawdawpalin dégage une impression de
légéreté et de grace. En
comparant les deux temples on a parlé de
classique (le Thatbinyu) et de
romantique...
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De
forme carrée comme le Thatbinyu, avec 4
porches dont un vestibule plus important ouvrant
à l'Est, le Gawdawpalin s'apprécie
pour sa beauté surtout de
l'extérieur. Tout est rationnel dans ce
temple, avec des proportions quasi
parfaites. Des innovations architecturales
comme cet escalier creusé dans
l'épaisseur des murs (unique à
Bagan). Une décoration raffinée.
Le Sikkahara, restauré après le
tremblement de terre de 1975, mesure 55 m. Le style
est celui de la période tardive, mais la
perfection de ce temple ne fut jamais
égalée.
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